Un même constat sur la situation, différentes manière d'envisager l'action.
Entre le développement durable, terme consensuel entré dans le langage courant, et la décroissance, prôné par les plus militants, en passant par le développement soutenable, traduction plus exacte du "sustainable development" anglo-saxon, les mots ne manquent pas pour désigner une même idée.

Cette idée, c'est que la Terre est un espace fini, limité, et que nous n'en avons qu'une. Il faut donc prendre en compte cette évidence, ce que ne fait pas aujourd'hui le modèle de civilisation "à l'occidentale". Ainsi, si tous les habitants de la Terre vivaient comme un Français, il faudrait 3 planètes pour répondre à nos besoins en termes de consommation de ressources ou élimination des déchets. Il convient donc de choisir un mode de développement adapté à notre planète. En bref : faire mieux avec moins.

Et c'est là où le bât blesse. Doit-on apporter des aménagements à notre mode de développement actuel pour le rendre plus respectueux de la planète et de ses habitants ? Ou bien changer de modèle, pour tendre vers une société moins basée sur "l'avoir" et plus sur l'être ? C'est peu ou prou les discours respectifs des partisans du développement durable et de la décroissance.

Moi j'aime bien le terme de développement soutenable. Un rythme de vie qui serait soutenu par la planète, mais aussi par chacun. Je le vois comme un modèle qui ne renie pas l'actuel, qui prend en compte l'homme dans toutes ses dimensions et ses aspirations (comme par exemple la recherche d'un certain confort), mais qui y apporte des modifications profondes, qui privilégie l'essentiel au superflu, et donc l'être à l'avoir.

La planète a les ressources pour permettre à l'ensemble de ses habitants de vivre dignement. Mais pour que les plus défavorisés atteignent ce niveau de vie, il faut que les "privilégiés" vivent plus simplement.
Mais l'inertie est grande dans notre monde, et le fantasme de "toujours plus de croissance", et donc de "toujours plus de confort" est bel et bien ancré dans les mentalités. Le changement se fera par petits pas, et on peut déjà mesurer les progrès effectués. Mais ils sont encore très, très insuffisants, et c'est pourquoi la mobilisation de tous est une condition sine qua non !

Il s'agit de faire ce qu'on peut, chacun à son niveau, à sa manière, et ce sera déjà une réussite.Devant l'urgence de la situation et l'ampleur des enjeux, tous les pas, petits ou grands, dans la bonne direction sont importants. Et les différents acteurs, qu'ils soient du développement durable ou de la décroissance, au lieu de s'opposer, feraient mieux de se soutenir.